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Histoire de la ville

Histoire de la Ville

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L'histoire de la Ville de Saint-Venant s'est construite autour des conquêtes des Rois de France et d'Angleterre, des Ducs de Bourgogne et de Charles Quint.

Au IXe siècle, la petite ville de Papinghem devient un haut lieu de pélerinage inspiré par un saint ermite du nom de Venant, devenu guide de la Princesse Isbergues (fille de Pépin le Bref et de Berthe au Grand Pied, soeur de Charlemagne). La princesse était extrêmement pieuse et d'une grande beauté. Elle déclina la demande en mariage d'un prince anglo-saxon puis pria pour être défigurée afin de perdre sa beauté légendaire et de pouvoir se consacrer pleinement à Dieu.Son voeu fut exaucé et elle fut défigurée par une plaie hideuse. Dans sa rage, le prince attribua à Venant ce prodige et le refus d'Isbergues et ordonna son exécution en 766. Venant fut tué, décapité et son corps fut jeté dans la Lys. Isbergues retrouva le corps sur les indications de Dieu, mangea un poission qui se trouvait sur le corps de Venant et fut miraculeusement guérie. Elle organisa pour Venant des funérailles presque royales.

Le tombeau de Venant fit l'objet d'importants pélerinages et un certain nombre de marchands ne tardèrent pas à s'installer à proximité.

En 1094, il fut décidé de changer le nom du village pour "Sanctus Venantius" puis Saint-Venant.

Les ravages de la Guerre de Cent Ans amenèrent Saint-Venant à être parfois anglaise, parfois française. Elle fut conquise et reconquise par plusieurs Rois de France et Ducs de Bourgogne avant de faire partie du Saint Empire Romain Germanique.

En 1520, François Ier fit alliance avec Henri VIII d'Angleterre contre Charles Quint. Cependant, l'Artois passa définitivement sous le règne de Charles Quint, qui fit de Saint-Venant une citadelle militaire. La domination ne dura pas longtemps car en 1639, Louis XIII récupéra l'Artois et la Flandre. Arras tomba aux mains des Français en 1640 et cinq ans plus tard Saint-Venant fit de même avant d'être reprise une année plus tard.

Le Maréchal Turenne repris la Ville et suite à la Bataille des Dunes cette même année, la Région redevint française. Seul le port de Dunkerque fut offert à l'Angleterre pour son aide (il fut racheté plus tard par Charles II).

Sous le règne de Louis XIV, Vauban edifia des fortifications et fit construire une Poudrière en 1669.

Saint-Venant fut chef lieu de canton sous la Révolution. Les exécutions, sous ce régime, y furent parmi les plus meurtrières. Saint-Venant devint "Fort Vert" durant la Révolution.

Pendant la Première Guerre Mondiale, Saint-Venant, située à 12km au sud du front, devient rapidement un centre logistique stratégique pour les alliés. La Région devient alors directement rattachée au commandement militaire de l'armée anglaise et de son Maréchal Haig.

De juin 1915 à octobre 1917, les services de santé britannique et indien sont établis à Saint-Venant. Dans le cimetière on trouve les tombes de soldats indiens tombés entre janvier et juillet 1915, les tombes de soldats anglais et français. Le QG et le mess des forces indienne, écossaise et anglaise sont installées dans la demeure bourgeoise "La Peylouse". Entre 1917 et 1918 l'Etat Major de la jeune République Portugaise s'installe au même endroit. Le Général Tamagnini de Abreu, chef militaire des forces militaires du Corps Expéditionnaire Portugais, composé de 70 000 hommes, dirige, depuis Saint-Venant, ses troupes lors de la Bataille de la Lys en 1918, avant de libérer Lille.

Durant la Seconde Guerre Mondiale, Saint-Venant a été le théâtre de violents combats qui ont servi à retarder les Allemands pour couvrir l'évacuation de Dunkerque.

Mise à jour le Mardi, 06 Décembre 2011 16:40

La légende de Saint-Venant

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Venant, de descendance illustre, attiré très jeune par une carrière militaire, est l'un des principaux officiers de l'armée de Pépin le Bref. Dans une joute, il est gravement blessé à la jambe. Cet accident lui fait comprendre la fragilité des choses de ce monde et un mystérieux travail s'opère en lui. Il est touché par la grâce de Dieu. Remis de sa blessure, il abandonne le métier des armes pour une vie de solitaire. Il se retire dans la forêt de Vastelau (près d'Aire sur la Lys) où il se bâtit une cellule, se livre aux travaux les plus durs de la vie la plus austère.

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Après deux ans de solitude, ses vertus sont connues dans la contrée de la Morinie. On veut le rencontrer, recevoir de lui quelques paroles consolatrices. De tous les rangs de la société, chacun veut se mettre sous sa direction. Parmi eux, Isbergues, fille de Pépin le Bref et de Berthe au Grand Pied, soeur de Charlemagne. Cette princesse d'une très grande beauté et d'un excellent caractère, attire le regard des plus illustres. Isbergues a entendu parler de la vie admirable de Venant, elle est persuadée que Dieu lui a proposé cet homme pour la diriger dans le chemin de la perfection à laquelle elle se sent appelée.

Isbergues demande à rencontrer Venant, sa demeure étant à proximité du bois où vit l'ermite. Son humilité et sa modestie blessées, Venant commence par refuser avant de rencontrer l'humble et pieuse Isbergues. Un prince anglo-saxon demande à Pépin la main de la princesse qui accueille favorablement cette alliance mais il ne parvient pas à fléchir la volonté d'Isbergues qui a résolu de se retirer complétement du monde pour se consacrer à Dieu.

Voulant éviter de nouvelles demandes en mariage, Isbergues conjure Dieu de la défigurer et de lui ravir sa beauté devenue un obstacle à la vie qu'elle souhaite mener. Son voeu est exaucé, une plaie aussi hideuse que subite met fin aux charmes que l'on admirait en elle. Exaspéré par ce prodige, le prince saxon, attribuant à Venant le refus de la princesse, décide de se venger en ordonnant, en 766, que Venant soit tué, décapité et que son corps soit jeté dans la Lys.

Pendant ce temps Isbergues continue de prier et de souffrir avec patience de sa maladie envoyée par Dieu. Elle a une vision d'un ange lui annonçant qu'elle guérira en mangeant un morceau d'un poisson que sera trouvé sur le corps de Venant jeté dans la Lys.

Des pêcheurs sont envoyés à la recherche du corps, qu'ils repêchent à l'endroit où la Lys traverse le Vastelau. Ils retirent de l'eau un cadavre dont la tête détachée du tronc est tenue par les mains sur la poitrine, et découvrent une anguille cachée dans la vase et les herbes qui entourent le corps. La princesse mange alors un morceau de cette anguille et sa guérison est instantanée. Elle lui organisera des funérailles presque royales.

Isbergues renonce au monde et se consacre à la vie monastique sous les règles de Saint-Benoît à Aire où elle fonde un monastère dont elle sera l'abbesse pendant vingt ans. Elle rend son âme à Dieu en 808.

Les miracles qui s'opérent autour du tombeau de Saint-Venant attirent une foule de pélerins. C'est l'occasion pour un certain nombre de marchands de venir s'isntaller là et d'y fonder la ville.

Sce : Elèves de l'Ecole Elémantaire Lamartine et Collège G.Brassens de Saint-Venant - Site web Saint-Venant cartes postales

Mise à jour le Vendredi, 15 Octobre 2010 09:55

Les Maires de St Venant depuis 1791

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Mandats

Maire

1791-1792

Joseph LARTISIEN

1792-1801

Nicolas Joseph MAES

1801-1808

Louis LISSACQ

1808-1828

Auguste DENISSEL

1828-1840

François FUMERY

1840-1843

Louis LISSACQ

1843-1847

François CONSEIL

1847-1848

Pierre GUERIBOIS

1848-1863

Omer PLAYOUST

1863-1864

Victor PARENT

1864-1870

Alphonse FOURNIER

1870-1871

Louis FLAMENT

1871-1876

Fleury LISSACQ

1876-1880

Louis LISSACQ

1880-1881

Gustave FUMERY

1881-1892

Fleury LISSACQ

1892-1894

Louis PASCALIN

1894-1900

Victor FOURNIER

1900-1904

Bertin CONSEIL

1904-1919

Maurice VANHOUCKE

1919-1941

Justin MULLET

1941-1945

Germain LEPOIVRE

1945-1947

Jean-Baptiste HENNUYER

1947-1959

Anicet BECART

1959-1977

Jean ANTIGNAC

1977-1982

Yves BENOIT

1982-1989

Gaston DUFOUR

Depuis 1989

André FLAJOLET

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